http://centrefemmesbellechasse.com/wp/wp-content/uploads/2014/05/les-anneaux-1024x768.jpghttp://centrefemmesbellechasse.com/wp/wp-content/uploads/2014/05/les-anneaux-1024x768.jpgDans l’œil de la caméra

Dans l’œil de la caméra

les anneaux olympiquesMarie-Rose Blais : 29 ans
Défi : bénévole aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi
Motivation : accomplir un rêve d’enfance

En février 2014, Marie-Rose Blais, originaire de Honfleur et chargée de projets au Centre-femmes de Bellechasse, a vécu une expédition mémorable à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi.

Au terme d’un long processus de sélection amorcé en mai 2013, Marie-Rose obtient l’unique poste de bénévole au sein du département de Technologie de la performance du Comité olympique canadien.

Diplômée en production de médias interactifs et ceinture noire en karaté, Marie-Rose possède les compétences nécessaires pour se colleter au mandat. Chaque jour, Marie-Rose doit effectuer le montage des images en provenance du diffuseur officiel des jeux, isoler les performances des athlètes canadiens, à l’entraînement ou en compétition, préparer des clips ou extraits pour les entraîneurs, les soigneurs et les athlètes, selon les demandes.

Village des athlètes en montagneAutant les belles performances que les moins bonnes, les accidents et les blessures sont conservés par le COC et peuvent servir pour aiguiller les performances.

Sur sa rétine, reviennent en syncopée plusieurs impressions lumineuses qui ont marqué son parcours. À l’instar des athlètes, les préparatifs génèrent stress et discipline. À l’exception de quelques courriels, rien ne transpose ses chances d’être choisie. Puis en novembre, c’est le branle-bas à la suite d’une réponse favorable. Elle n’a que deux jours pour accepter ou refuser. Son accord sera accompagné de moult formulaires à compléter, de sa chambre d’hôtel à réserver et du visa à obtenir. Quel marathon ! S’ajoute la recherche des 7 500 $ nécessaires pour combler les dépenses. Et reviennent en sourdine les doutes qui assaillent sa confiance. Au-delà de la pointe de culpabilité qui la traverse, elle y voit un bel investissement.

Une fois sur place, elle goûte à satiété à l’effervescence qui dynamise ce village global. Depuis qu’elle a vu Jean-Luc Brassard aux Olympiques de 1994, elle rêve de vivre une telle odyssée. Elle savoure chaque instant où elle côtoie ces êtres plus grands que nature, apprécie l’esprit d’équipe et la saine émulation entre les participants. Elle admire l’incommensurable volonté de ces jeunes qui, à coups d’efforts et de sacrifices, ont relevé les innombrables défis qui ponctuent cette longue ascension. Cette image de dépassement est désormais burinée sur son cœur comme une effigie victorieuse.
Même si elle n’accroche pas de médaille d’or à son cou, cette expérience transcendante s’avère pour Marie-Rose un tremplin pour faire émerger son potentiel d’action, son empathie et son altruisme. Sur le film de son existence, Sotchi s’inscrit comme un accomplissement ineffable.

Nul doute que cette graine semée dans son jardin intérieur fera germer bien des projets dans les terres fertiles du Centre-femmes de Bellechasse. C’est à suivre…

Sylvie Gourde

Sylvie Gourde
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