http://centrefemmesbellechasse.com/wp/wp-content/uploads/2014/12/haiti_amies.jpghttp://centrefemmesbellechasse.com/wp/wp-content/uploads/2014/12/haiti_amies.jpghttp://centrefemmesbellechasse.com/wp/wp-content/uploads/2014/12/haiti_amies.jpghttp://centrefemmesbellechasse.com/wp/wp-content/uploads/2014/12/haiti_amies.jpgHaïti : le choc!

Haïti : le choc!

Ma troisième expédition, menée avec un groupe parallèle de l’organisme CASIRA, m’a conduite en Haïti, du 15 février au 15 mars 2012.

À 20 heures, nous débarquons à l’aéroport de Port-au-Prince. Puis, nous nous dirigeons vers Montrouis, lieu où nous séjournerons quatre semaines. C’est le choc! Des images de fin du monde! C’est irréel! Tout ressemble encore à une véritable Tour de Babel, plus de deux ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Il y a plein de monde dans les rues non éclairées.chaos_haiti Des couvertures sont déposées par terre pour étaler la marchandise à vendre, éclairée à la chandelle. Les gens magasinent dans ce méli-mélo. Quelques points lumineux dans la ville : ce sont des génératrices qui fournissent le courant dans les maisons des mieux nantis.

haiti_rueLe pays est sans gouvernement : pas de services, pas d’électricité, pas de feux de circulation, pas d’égout.

Un feu! Rien de grave, ce n’est qu’un tas de déchets accumulés que l’on fait brûler. Évidemment, il n’y a pas de collectes des ordures, même en plein centre-ville. Je n’ai jamais été aussi contente de payer des taxes et des impôts!

Après 45 minutes de route, nous arrivons à Montrouis. Nous logeons dans un bel hôtel (immeuble appartenant jadis à la fille de Duvalier) éclairé grâce à une génératrice. Nous sommes bien accueillis par un groupe de Québécois déjà sur place depuis un mois.

Le lendemain matin, de mon balcon, j’admire l’océan et la piscine. Magnifique! De l’autre côté, par-dessus le mur qui ceinture l’hôtel, la triste réalité! On y voit des cases, construites en blocs de béton et recouvertes de chaume. Je me sens mal à l’aise d’un tel contraste.

Des enfants se lavent, avant de partir pour l’école, dans un filet d’eau acheminée par un tuyau qui coule sur le sol. Pourtant, ils portent des uniformes très propres et sont bien coiffés. Cherchez l’erreur!

Nous nous entassons dans la boîte arrière d’une vieille camionnette afin de visiter les lieux où nous travaillerons. Une première école loge dans un orphelinat de l’organisme One Vision où vivent quelque 70 enfants. Ils sont gardés par des mères qui doivent, pour assurer leur subsistance et celle de la famille, laisser leurs propres enfants à la garde de leurs sœurs ou de leur mère. J’enseignerai la couture à Trompée Mérité, une femme de 35 ans, qui n’a pas vu ses trois enfants depuis plus d’un an.

orfhelina_pierre_haiti

Nous oeuvrons dans trois autres orphelinats. Des membres du groupe forment des professeurs à l’informatique et autres méthodes d’enseignement. D’autres construisent un dispensaire et organisent les services d’infirmerie grâce aux dons de médicaments offerts par des Québécois. Nous agrandissons une école. Nous achetons deux machines à coudre à pédale et des lits superposés en métal avec matelas. Nous fabriquons des tables et des armoires, car les enfants mangent et dorment par terre.

Nos sorties sont rares. Nous visitons la prison de Saint-Marc grâce à une Québécoise qui y a travaillé. Nous nous rendons à Cité Soleil, lieu même où se situe la faille du tremblement de terre. Les mots manquent pour dépeindre la désolation qui y règne.

mur _hotel
Nous contournons des petits villages improvisés, construits avec les abris-tempo bleus envoyés par le Québec, avec des trousses de survie. Allumettes, graines de jardin, pilules pour assainir l’eau et autres menus objets dépannent les sinistrés momentanément.

Ce troisième voyage humanitaire a changé ma vision du monde. De plus en plus, je me tourne vers la simplicité volontaire et les relations authentiques. Je suis consciente que mon implication est bien minime. De toute manière, je ne veux pas changer la façon de vivre de ces gens, car ils possèdent une telle richesse de cœur. Je souhaite mieux comprendre l’Homme dans toute son humanité. C’est pourquoi je pars à nouveau, en novembre 2014, pour quatre mois. Cette fois-ci, je vivrai dans une communauté religieuse à Ouagadougou, au Burkina Faso. Je vous en reparlerai!

Micheline Paré

Micheline Paré
Micheline Paré

Les derniers articles par Micheline Paré (tout voir)


Fatal error: Call to undefined function the_author_image_size() in /home/centref/public_html/wp/wp-content/themes/metrovibes-child/content-author.php on line 65