Le féminisme en 2017

Le féminisme en 2017

Le 8 mars dernier, le Centre femmes de Bellechasse regroupait à la salle Fleur de Lys de Honfleur quelque 80 femmes à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Dans le but d’établir le prochain plan d’action, divers ateliers de réflexion et de discussion ont été menés afin de situer le féminisme dans notre société en 2017.

D’entrée de jeu, deux vidéos ont été présentées. Dans le premier entretien 120 ans de féminisme québécois, Micheline Dumont, historienne, professeure et auteure du livre Le féminisme québécois raconté à Camille 1 a indiqué que la Journée internationale des femmes sert à se rappeler qu’il faut être mobilisées, comprendre le sens et la nécessité de la lutte. Elle dressa un bref historique du mouvement d’un groupe de femmes québécoises qui a conduit, entre autres, au droit de vote des femmes en 1918 au fédéral, puis au droit de vote des femmes au Québec en 1940, à l’adoption de la loi 16 qui entraîna, en 1964, l’abolition de la subordination civile des femmes dans le mariage leur permettant tout geste civil tel que signer un bail, vendre ou acheter une propriété, recevoir un héritage… Toujours selon Mme Dumont, le féminisme a engendré une grande révolution au XXe siècle sans verser une goutte de sang. Malgré les progrès manifestes dans l’amélioration des conditions de vie des femmes, la lutte pour une place équitable dans la société n’est pas terminée.

Une deuxième vidéo, Et tout le monde s’en fout, a dévoilé de manière humoristique plusieurs constats sur la condition des femmes.
Par la suite, les participantes ont cherché à définir et à imager ce que représente le mot féminisme, terme encore malheureusement tabou en 2017.

Cet exercice fut suivi par la lecture d’un texte sur la véritable solidarité féminine et la présentation du processus créatif de l’oeuvre à Double tour par Nicole Pouliot, réalisée dans le cadre du 15e anniversaire du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

En après-midi, en atelier, les participantes ont défini les valeurs qui soutiennent la mission du Centre-femmes et identifié des actions à entreprendre pour atteindre les objectifs de l’organisme. Forte de ce travail d’introspection et de partage, les administratrices et les animatrices du Centre-femmes pourront étoffer leur prochain plan d’action en vue de parfaire l’amélioration des conditions des femmes et poursuivre la lutte contre la pauvreté.

Sylvie Gourde

1 Micheline Dumont, Le féminisme québécois raconté à Camille, 2008, Les éditions Remue-ménage

Sylvie Gourde
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